CHANTIER : LA VITA BRUTA – UNE ADRESSE A P.P.P. est une lecture « expérimentale » avec Valérie Dréville et le musicien Mohamed Camara à partir de textes poétiques et images du cinéaste Sylvain George. Elle fait suite à une première collaboration scénique entamée avec Et nous brûlerons une à une les villes endormies et qui fut présentée au Festival d’Avignon en 2011.

Cette lecture en deux parties est composée du texte en prose Notes brèves de l’Egaré, des fragments poétiques Poèmes de l’Egaré, et d’images en mouvement. Ces éléments entrent en résonance et en correspondance les uns avec les autres, viennent se télescoper afin de former et déployer un nouvel espace d’images. Des images « migrantes », multiples et volantes, qui donnent à voir et à entendre le noir le plus brûlant, la vie nue, les conditions et situations de vie des personnes migrantes, à Calais, comme ailleurs.

Cet espace intermédiaire et éphémère dans lequel de nouvelles images apparaissent pour mieux disparaître, où le présent comme le passé les plus obscurs sont rédimés, cette nouvelle scène est mise en œuvre, lue et déchiffrée par Valérie Dréville, Mohamed Camara, leur corps et leur voix. Corps-témoins, corps-traversés, corps-messagers de la véritable actualité, voix d’ailleurs : où il est écrit quelque part que les anges eux-mêmes, qui se renouvellent, innombrables, à chaque instant, sont créés pour chanter leur hymne puis disparaître dans le néant.

Une première version de cette lecture expérimentale a été créée le 7 décembre 2015 au Théâtre National de Strasbourg dans la salle Koltés; une seconde version s’est développée dans l’ensemble NOIR INCONNU, présenté au Centre Pompidou dans le cadre du Cinéma du Réel 2016 le 21 mars 2016 avec le guitariste Serge Teyssot-Gay ; une troisième version est présentée au Magic Cinéma de Bobigny / MC93 le 22 mars 2016.

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 La Vita Bruta- Une adresse à Pier paolo Pasolini : Le livre

 

 

 

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